Les bonnes résolutions, une saloperie

Bonne année 2020 ! Meilleures vœux, bonne santé, bonheur,  bref, tout le bullshit voulu par les bonnes mœurs de nos jours.

Et quoi de mieux que de commencer l’année par une annonce absolument inattendu : je hais les bonnes résolutions. Tout d’abord, parce que ça m’énerve, quand, par un 31 décembre, complètement cuit à 23h45, une personne, tout aussi éméchée que moi, me sort un magnifique « Et toi, tu as pris quoi comme résolution pour l’année prochaine ? ». Mais ferme-la et laisse moi picoler dans mon coin pour oublier le fait que déjà une année supplémentaire s’est écoulé depuis le dernier nouvel ans, en essayant désespérément de me convaincre que l’année qui arrive ne pourra pas être pire que celle-ci tout en noyant mon désespoir et ma haine pour l’humanité dans l’alcool !

Mais bon, comme je ne peux pas répondre à cette personne si bien attentionnée tout cela, je lui sors le fameux mensonge habituel : Diminuer l’alcool, me remettre au sport, étudier plus, moins me disperser, prendre plus de temps pour moi etc… Bref, que du faux !

Du coup, je culpabilise, parce que même si ça me les brisent particulièrement, je sais bien qu’au fond de moi, j’ai envie de me débarrasser un peu de mes vices et devenir un peu plus ce « perfect guy » que la société de consommation nous vend constamment.

Ce qui m’agace particulièrement avec ces bonnes résolutions, c’est cette hypocrisie tournant autour du la nouvelle année. Malgré une certaine lucidité, les gens pensent que nouvelle année rime avec nouveau départ et c’est faux. Alors finalement, le deux janvier de la nouvelle année, nous sommes à nouveau la même personne que nous étions deux jours avant. Il nous fallait juste le temps de nous remettre de notre gueule de bois et pouf, loin les bonnes résolutions, retour à nous sommes vraiment, de pauvres humains, stupides et moyens, essayant de se satisfaire de notre vie médiocre et de son train train quotidien.

A nouveau, je critique, mais je fais entièrement partie de ce type de personne. Déçu de moi-même, je souhaiterai, au plus profond de moi-même, devenir un homme meilleur et reprendre ma vie en main. Mais, dans le cas où ce serait possible, cela ne se fait pas le soir du 31 décembre, soûl et en essayant de se donner bonne conscience.

Pour finir, je reste convaincu que les gens ne changent pas. Certes, ils évoluent, mais ils restent fondamentalement les mêmes, avec les même qualités, les mêmes défauts et les mêmes vices. Et ne me croyez absolument pas différent ! Je suis certain que dans 10 ans, 20 ans, 30 ans et jusqu’à la fin de ma vie, je resterai le même homme apathique et hautain. Mais j’arriverai sûrement à mieux le dissimuler d’ici là.

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